Foresterie communautaire : développer des outils et une expertise locale pour soutenir nos communautés

 

 

Introduction de M. Jacques Asselin, vice-président de Forêt modèle du Lac-Saint-Jean

 

Bonjour, Kuei, Good Morning,

Au nom des membres du Conseil d’administration,  il me fait extrêmement plaisir de vous accueillir à cette activité de partage et d’échange en lien avec notre mission. Une mission  inhabituelle, mais combien importante compte tenu des problèmes structurels et conjoncturels qui affligent nos territoires.

En effet, les trois partenaires qui ont mis sur pied l’Agence de développement des communautés forestières ilnu et jeannoise, et sa branche opérationnelle Forêt modèle, ont convenu de se concerter afin de s’outiller pour doter nos territoires des moyens durables qui les rendront aptes à assurer leur subsistance en répondant à leurs besoins par la mise en valeur de toutes les ressources du milieu forestier.

Avec le soutien du Service canadien des forêts et de nos nombreux partenaires, plus de 50 projets de recherche et d’expérimentation ont été réalisés au cours des cinq dernières années. Ces activités auront permis à nos entreprises collectives de devenir progressivement des entreprises de la troisième dimension, c’est-à-dire de devenir des organisations qui acquièrent, détiennent et maîtrisent les connaissances et les expertises qui les qualifient pour intervenir dans le secteur de l’économie du savoir associé à l’industrie du milieu forestier et promouvoir notre développement.

Ainsi, au cours des cinq dernières années, nous avons créé cinq emplois dans le domaine de la gestion, des relations publiques et du développement organisationnel à notre centre administratif à Mashteuiatsh. De plus, nos actions et les  différents travaux de recherche que nous avons menés, ont permis de soutenir plus de 20 emplois dans des domaines professionnels et techniques chez nos partenaires de l’expertise collective; des savoirs qui étaient auparavant surtout concentrés dans les grandes entreprises et auprès des institutions gouvernementales. Enfin, par nos partenariats et grâce aux leviers de nos structures communautaires, mais aussi par la mise en œuvre de différentes collaborations avec la Filière forestière des Premières Nations du Québec, nous avons contribué au maintien et à la création de près de 60 emplois variés dans le milieu de la foresterie endogène.

Ces quelques indicateurs de résultats illustrent les avancées obtenues dans nos territoires; cette progression nous instrumentera afin de réaliser la diversification de nos emplois et nous donnera les capacités d’innover et de modifier la production de biens et services issus de notre milieu forestier.

Nous souhaitons partager quelques-unes des ces actions qui ont été accomplies par, et avec, nos expertises collectives, qui ont ainsi appris à travailler ensemble dans ces nouveaux parcours.

Bon colloque à tous!!!

 

 

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Conférence # 1

La foresterie communautaire pour Forêt modèle du Lac-Saint-Jean

 

Conférence # 2

Foresterie communautaire au Lac-Saint-Jean : la prise en charge de la forêt par les communautés

 

Conférence # 3

Outil de planification financière et d’analyse des impacts économiques du secteur forestier dans le cadre d’un projet de foresterie communautaire

 

Conférence # 4

Outils informatiques et géomatiques pour l’aménagement écosystémique

 

Conférence # 5

La foresterie communautaire : une vieille idée revisitée

 

Les ateliers

 

Remerciements

 

 

 

Conférence # 1

La foresterie communautaire pour Forêt modèle du Lac-Saint-Jean

M. Serge Harvey, directeur général de Forêt modèle du Lac-Saint-Jean

 

Lors de sa visite à Dolbeau-Mistassini, le 26 janvier dernier, Luc Bouthillier, professeur titulaire au département des sciences du bois et de la forêt de l’Université Laval, soutenait que le concept de forêts de proximité est très bon, en théorie, mais qu’il fallait rester prudents car en pratique, ces dernières entraineront pour les communautés des responsabilités financières, un besoin d’expertise locale et la nécessité de développer d’autres sources de revenus que la vente du bois récolté pour atteindre une forme de rentabilité. Loin d’être en désaccord avec cette idée, FMLSJ travaille même depuis déjà quelques années à développer des outils et à mettre en place des projets pour soutenir les communautés dans l’exploitation et l’aménagement de projets de foresterie communautaire et de forêts de proximité. La gestion de la forêt par les communautés fait partie des axes d’intervention prioritaires de FMLSJ et nous travaillons, entre autres, sur :

  • La mise en place d’une démarche menant à la certification des petits territoires publics d’intérêt communautaire;
  • La caractérisation des plantations sur le territoire de FMLSJ;
  • La remise en production de sites dégradés;
  • L’évaluation de la productivité du bleuet sauvage sur le parterre forestier;
  • La cueillette, la commercialisation, la surgélation et la transformation des champignons forestiers;
  • L’analyse des potentiels et des contraintes des sites forestiers à la récolte de la biomasse;
  • Un modèle de développement de circuits touristiques d’expérience;
  • Les perspectives d’utilisation des lignes de transport d’énergie;
  • L’élaboration d’un système variable d’aménagement des bandes riveraines;
  • Les mécanismes de participation citoyenne dans la gestion intégrée des ressources et du territoire.

 

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Conférence # 2

Foresterie communautaire au Lac-Saint-Jean : la prise en charge de la forêt par les communautés

M. Jason Fournier, candidat à la maîtrise en sciences de l’environnement, UQAM

 

Des modèles innovants en faveur d’une prise en charge de la forêt par les communautés existent depuis plus de 15 ans au sein du territoire d’influence de Forêt modèle du Lac-Saint-Jean (FMLSJ). Au cours de l’année 2010-2011, un projet de recherche de FMLSJ sur l’entrepreneuriat forestier collectif, s’est penché sur deux initiatives de foresterie communautaire présentes au sein de son territoire, soit la Coopérative de solidarité forestière de la Rivière-aux-Saumons et l’Agence de gestion intégrée des ressources. L’objectif de l’étude est d’une part, d’évaluer ces organisations à partir d’une grille de critères et d’indicateurs sur la foresterie communautaire, et d’autre part, d’identifier les conditions gagnantes et les contraintes à leur démarrage et à leur bon fonctionnement. L’analyse révèle que ces organisations ont su mettre en place un système de gouvernance participatif, local et démocratique, ainsi qu’une approche de gestion intégrée des ressources tenant compte des différents usages et valeurs du territoire. L’une des conditions gagnantes identifiées est que ces organismes ont su se doter, au fil du temps, d’une expertise technique forte. Celle-ci a permis à leurs membres de réaliser maints inventaires et études nécessaires à la mise en valeur des différentes ressources du territoire.

 

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Conférence # 3

Outil de planification financière et d’analyse des impacts économiques du secteur forestier dans le cadre d’un projet de foresterie communautaire

M. Michel Bouchard, coordonnateur de l’Agence de gestion intégrée des ressources et promoteur du projet

M. Jean-Philippe Brunet, ingénieur forestier chez Consultants forestiers DGR

 

 

 

 

 

 

 

La gestion d’un projet de forêt communautaire est très complexe et touche à de nombreux paramètres. Elle amène beaucoup d’incertitudes au plan financier, car elle engendre d’importantes responsabilités pour les communautés. En effet, la prise en main de la gestion de la forêt implique des droits et des revenus, mais aussi des responsabilités et des dépenses. Il devient alors essentiel pour les communautés (élus, gestionnaires, aménagiste, etc.) de se doter d’outils spécialisés permettant d’évaluer le plus justement possible la viabilité financière de la mise en valeur de toutes les ressources du territoire et d’apprécier les retombées socioéconomiques d’un projet de foresterie communautaire ou de forêt de proximité, dans le contexte québécois.

L’objectif de l’outil est donc, par l’entremise d’une interface simple et accessible, d’accompagner le promoteur (délégataire) de projet de foresterie communautaire dans le montage de son plan d’affaires afin de déterminer, sur un horizon de 5 ans, la viabilité financière du projet. L’outil permet également d’évaluer, à l’aide d’indicateurs reconnus, les retombées économiques envisageables des activités d’aménagement et de transformation du bois dans le cadre du projet.

 

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Conférence # 4

Outils informatiques et géomatiques pour l’aménagement écosystémique

M. Luc Simard, biologiste, Agence de gestion intégrée des ressources

M. Micaël Perron, analyste en géomatique, Centre de géomatique du Québec

 

Les nouvelles tendances d’aménagement durable du territoire apportent leurs lots d’incertitudes aux gestionnaires par l’absence de méthodologies claires pour faire une gestion écosystémique de la forêt. Par ailleurs, lors du processus de planification menant à des plans d’aménagement forestier intégré (PAFI), beaucoup d’éléments sont à considérer et la plupart de ces paramètres ne sont pas disponibles à partir des SIEF (Boulfroy et coll., 2003). Il n’existe aucun outil de planification intégrée permettant de faire efficacement une telle gestion. De plus, les technologies des systèmes d’information géographique (SIG) et de la télédétection ont beaucoup évolué au cours des dernières années et il est important d’intégrer ces nouvelles technologies à l’aménagement écosystémique.

Il devient alors essentiel pour les communautés de se doter d’outils spécialisés permettant de dresser un portrait juste et actuel des différentes caractéristiques et de l’ensemble des ressources qui se trouvent sur leurs territoires forestiers  

L’objectif général du projet visait à développer des outils qui faciliteront l’aménagement écosystémique et la gestion intégrée des ressources des territoires forestiers communautaires du Québec. Plus spécifiquement, la première phase du projet consistait en une étude de besoins dont les objectifs étaient de :

  1. cibler les données et paramètres nécessaires à l’intégration des enjeux écologiques à l’aménagement écosystémique et à la gestion intégrée des ressources;
  2. cibler les potentiels et analyses nécessaires aux aménagistes de territoires forestiers communautaires;
  3. évaluer les besoins au niveau de la gestion de données géomatiques;
  4. cibler les technologies permettant d’aller chercher ou de préciser les données manquantes;
  5. cibler le type de plugiciel à développer pour faciliter le travail des aménagistes.

 

Ce projet est intégrateur non seulement pour les trois communautés qui œuvrent dans le projet de Forêt modèle du Lac-Saint-Jean, mais également pour l’ensemble des communautés du Québec puisque le cas échéant, la gestion des forêts leur sera déléguée. La disponibilité d’outils fiables, actuels et adaptés sera alors un atout essentiel pour ces futurs gestionnaires de la forêt.

 

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Conférence # 5

La foresterie communautaire : une vieille idée revisitée

M. Luc Bouthillier, économiste forestier, politologue, ingénieur forestier et professeur titulaire au Département des sciences du bois et de la forêt de l'Université Laval

 

 

Au Québec, la foresterie communautaire a effectué ses premiers pas dès le début du XXe siècle. On visait à répartir de manière plus équitable le territoire forestier entre les habitants des régions rurales. En 1930, Esdras Minville dirige la création de la première coopérative forestière, en Gaspésie. L’Abitibi suit le mouvement et compte déjà plus d’une douzaine de coopératives dans les années 1940. Dans les années 1960, les visées de consolidation du secteur forestier issues des travaux du Bureau d’aménagement de l’Est du Québec se heurtent à un nouveau mouvement social appelé « Opérations Dignité », qui vise entre autres la réappropriation des ressources naturelles par les communautés. Dix ans plus, on crée les Groupements forestiers, qui regroupent actuellement plus de 26 000 propriétaires de boisés.  Et plus récemment, dans les années 1990, apparaît le concept de forêt habitée, qui accorde aux communautés locales l’autonomie pour gérer leur forêt, permet le développement intégré des ressources forestières, et vise à générer un développement socioéconomique durable. Sur ce qui deviendra le territoire de la Forêt modèle du Lac-Saint-Jean, on retrouve entre autres les initiatives suivantes : Forêt habitée de La Doré, Forêts habitées LASIM, la Corporation d’aménagement de la Forêt de Normandin et l’Agence de gestion intégrée des ressources de la MRC Maria-Chapdelaine (AGIR). La foresterie communautaire actuelle a donc des racines profondes et solides au Québec.

M. Bouthillier est convaincu que les forêts de proximité et le nouveau régime forestier  peuvent aider à gérer de façon durable les forêts. Il insiste sur l’importance d’impliquer les communautés afin de rajeunir l’intendance du territoire, de les outiller pour mieux gérer leur foresterie communautaire, et de les soutenir dans leur action par la recherche, le développement et le partenariat. Il faut engager les parties prenantes et qu’elles aient des responsabilités. Nous devons investir en savoir, en savoir-faire et en leadership.

La forêt de proximité doit permettre d’augmenter les retombées socioéconomiques pour la population, notamment par l’embauche de travailleurs locaux et la redistribution des bénéfices dans la communauté. L’implication des communautés améliore grandement la gestion, comme cela a été prouvé récemment. Une étude parue dans la revue Proceedings of the national academy of Science1 (PNAS) montre en effet clairement que, plus la communauté est impliquée, plus la gestion des forêts est durable.

 

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Les ateliers

 

 

Produits forestiers non-ligneux : les champignons forestiers et la récolte/transformation de la sève de bouleau

Luc Simard, biologiste, Agence de gestion intégrée des ressources

James W. Moar, technicien forestier, Conseil des Montagnais du Lac-Saint-Jean

 

Voir les projets champignons. Télécharger les rapports 1. cueillette, 2. produits transformés

Voir le projet sirop de bouleau. Télécharger le rapport final.

 

 

Remise en production de sites dégradés

Pascal Tremblay, biologiste, professionnel de recherche, UQAC

Mario Roy, ingénieur forestier, MRC Domaine-du-Roy

 

 

Voir le projet.

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Télécharger le rapport final. Télécharger les annexes.

 

 

Aménagement de bandes riveraines, utilisation des lignes de transport d’énergie et productivité du bleuet sauvage

Coopérative de solidarité forestière de la Rivière-aux-Saumons 

Guy Martin, directeur général

Benoît Francoeur, ingénieur forestier

Luc Godin, biologiste

 

Voir le projet bandes riveraines.

Voir le projet lignes de transport.

Voir le projet bleuets sauvages.

 

 

 

Caractérisation des plantations sur le territoire de Forêt modèle du Lac-Saint-Jean

Ludovic Béland, ingénieur forestier, Agence de gestion intégrée des ressources

 

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Voir le projet.

 

 

 

 

 

 

 

 

Biomasse

Michel Bouchard, aménagiste en GIR, Agence de gestion intégrée des ressources

 

Télécharger le rapport final Potentiels et contraintes de la récolte.

Télécharger le rapport final Optimisation des possibilités d'utilisation.

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Remerciements

Forêt modèle tient à remercier sincèrement les partenaires suivants pour leur collaboration, de près ou de loin, à l'organisation du colloque.

 

 

 

Carbone Boréal (UQAC)

Conseil des Montagnais du Lac-Saint-Jean

Coopérative de solidarité forestière de la Rivière-aux-Saumons

Département des sciences du bois et de la forêt (Université Laval)

MRC Domaine-du-Roy

UQAM

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