Savoirs traditionnels autochtones et territoire

 

Introduction de M. Clifford Moar, Chef de Pekuakamiulnuatsh Takuhikan

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Introduction de M. Jacques Asselin, président de Forêt modèle du Lac-Saint-Jean

Bonjour,

Au nom des membres du Conseil d’administration de Forêt modèle du Lac-Saint-Jean, je vous souhaite la bienvenue à notre 3ecolloque, cette fois, sur les savoirs traditionnels autochtones et le territoire. La mission de Forêt modèle du Lac-Saint-Jean est de « mettre en commun l’expertise et les connaissances de tous afin de trouver des opportunités communes qui permettront de développer et mettre en valeur les ressources du milieu forestier, pour que l’on puisse continuer à vivre de la forêt, autrement ». Par l’organisation de colloques, nous souhaitons donc encourager le partage et la collaboration entre divers intervenants du milieu forestier.

Cette année, le thème de notre colloque nous a été inspiré par un projet sur lequel nous travaillons depuis maintenant 3 ans : l’inventaire des savoirs et connaissances des pekuakamiulnuatsh sur les plantes médicinales, qui en est maintenant à la fin de sa 3e phase. Ce projet entre dans un de nos champs de recherche prioritaires; les produits forestiers non ligneux. Le projet vous sera d’ailleurs présenté aujourd’hui par Mme Géraldine Laurendeau et M. Paul Vézina.

Comme les savoirs traditionnels autochtones sont extrêmement riches et englobent bien plus que les plantes médicinales, nous trouvions important que notre colloque aborde une plus grande variété de thématique en lien avec le sujet. C’est pourquoi vous aurez droit à des conférences très variées.

Finalement, comme le partage et la collaboration sont des éléments importants pour Forêt modèle du Lac-Saint-Jean, nous trouvions pertinent de tenir un évènement où divers intervenants en lien avec le domaine des savoirs traditionnels autochtones de partout à travers le Québec et même d’ailleurs seront amenés à partager leur point de vue, leurs recherches et leurs expériences en lien avec le sujet. Nous souhaitons que ce colloque donne lieu à des rencontres enrichissantes et mène peut-être même à de futures collaborations.

Sur ce, je vous souhaite bon colloque!

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Conférence #1

Les savoirs traditionnels et le développement économique des communautés

 

Conférence #2

Portrait des initiatives de recherche à Mashteuiatsh

 

Conférence #3

L’éthique de la recherche en contexte autochtone et féminin

 

Conférence #4

Projet de recherche « Peshunakun »

 

Conférence #5

Langue et savoirs en territoire ilnu. Étude du savoir toponymique des Pekuakamiulnuatsh (Ilnuatsh du Lac-Saint-Jean) comme expression d’une territorialité ancestrale et moderne

 

Conférence #6

Invitées d'honneur

 

Conférence #7

Les savoirs autochtones au cœur du changement, du développement et de la modernité

 

Conférence #8

Utilisation de la géomatique et du multimédia comme outils de gestion du territoire, de conservation et de diffusion des savoirs traditionnels autochtones

 

Conférence #9

L’inventaire des savoirs et connaissances des Pekuakamiulnuatsh sur les plantes médicinales : documentation, transmission et mise en valeur des PFNL en milieu autochtone

 

Conférence #10

Médecine traditionnelle et diabète en milieu eeyouch

 

Conférence #11

Expériences en territoire et transmission

 

Conférence #12

S’éduquer sur le territoire

 

Conférence #13

Projet de transmission en recherche-création

 

Conférence #14

Les Abénakis de la rivière Saint-François et la question du Fort d’Odanak

 

Conférence #15

Préservation du patrimoine naturel et culturel Haïdas

 

Conférence # 16

L'inventaire participatif communautaire, la formation et la création en muséographie comme leviers d’empowerment des individus et des communautés autochtones

 

Conférence #17

Diner-conférence : Savoirs traditionnels et propriété intellectuelle dans les programmes et projets des Forêts modèles africaines

 

Conférence #18

Forêt boréale du Québec : Bonne source de produits à haute valeur ajoutée?

 

Conférence #19

Enjeux pour les entreprises autochtones en foresterie

 

Conférence #20

Projets de mise en valeur de la forêt boréale du CEDFOB

 

Conférence #21

Le projet du Lac à Paul et l’utilisation du territoire

 

Conférence #22

Recherche-action en images

 

Remerciements

 

Comité organisateur

 

 

 

Conférence #1

Les savoirs traditionnels et le développement économique des communautés

Par Serge Harvey

Les Premières Nations du Québec et d’ailleurs possèdent une culture plusieurs fois millénaire et d’une grande richesse, basée sur une occupation harmonieuse et créative du territoire. Parmi les savoirs, connaissances et rituels au cœur de cette culture unique, l’utilisation de divers produits forestiers non ligneux tels les plantes médicinales et autres, offre à la fois un vecteur de transmission culturelle entre les générations, mais aussi de développement économique.

Les diverses opportunités en ce domaine, les écueils potentiels ont été présentés et  un portrait rapide des acteurs de toutes provenances qui gravitent autour de ces éventuels produits à haute valeur ajoutée a été fait. Un survol des différents projets entrepris par Forêt modèle du Lac-Saint-Jean dans ce domaine a aussi été effectué.

Diplômé en sciences de l’information et en administration publique, monsieur Harvey a œuvré de nombreuses années en gestion dans le secteur de l’éducation, principalement au niveau collégial et universitaire. Il est impliqué depuis plus de 20 ans dans le développement régional à divers titres, notamment avec la Chambre de Commerce de Saguenay, dans le secteur de la formation continue et comme consultant en gestion et information. Depuis 1999, il a travaillé au niveau international surtout, dans les Balkans et en Afrique du Nord, que ce soit comme consultant ou gestionnaire de projets. Monsieur Harvey privilégie la coopération, l’implication citoyenne et le développement de partenariats, dans un contexte de saine gouvernance. Depuis 2011, il est le directeur général de Forêt modèle du Lac-Saint-Jean.

 

 

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Conférence #2

Portrait des initiatives de recherche à Mashteuiatsh

Par Steve Morel et Stacy Bossum

Les Premières Nations détiennent des connaissances riches et variées en lien avec leurs cultures et leurs territoires ancestraux. L’apport potentiel de ces connaissances dans une vaste gamme de domaines est largement reconnu, mais comporte sa part de défis. Ces questions sont bien documentées d’un point de vue théorique. Qu’en est-il toutefois dans la pratique? Pekuakamiulnuatsh Takuhikan était heureux de partager son vécu et ses expériences dans le cadre du colloque à partir de ses initiatives dans ce domaine.

Portrait des initiatives

1980    Recherche sur l’occupation et l’utilisation du territoire (la Grande recherche du CAM)

1990    Ueshkatikana

2007    Inventaire des savoirs et connaissances sur les plantes médicinales

2009    Peshunakun

2010    Recherche sur le caribou des bois

2010    Recherche sur le carcajou

2010    Projet sur le Patrimoine ilnu

Plusieurs questions telles l’authenticité des connaissances, les droits de propriété intellectuelle et leur apport à la gestion du territoire et des ressources naturelles ont été abordées en lien avec les expériences vécues par Pekuakamiulnuatsh Takuhikan.

Monsieur Morel occupe le poste de responsable de l’aménagement et des services en territoire pour Pekuakamiulnuatsh Takuhikan depuis 2010. Il est membre de l’ordre des ingénieurs forestiers du Québec et détient une maîtrise en Sciences forestières. Il a auparavant travaillé comme conseiller en aménagement du territoire pour Pekuakamiulnuatsh Takuhikan, comme responsable forestier de la Forêt modèle crie de Waswanipi, à titre de consultant pour le Groupe Conseil Nutshimit et pour le Bureau duforestier en chef ou il a contribué à l’élaboration du Bilan d’aménagement forestier durable au Québec pour la période 2000-2008. Ses mandats l’ont amené à traiter différents aspects de la participation autochtone à la gestion du territoire et des ressources naturelles, que cesoit les processus de consultation, le développement d’outils pour faciliter laparticipation des Premières Nations ou l’évaluation des résultats de cette participation. De par ses différentes fonctions, il a suivi ou participé à plusieurs projets en lien avec les connaissances traditionnelles autochtones.

 

Stacy est un Pekuakamiulnu qui travaille pour Pekuakamiulnuatsh Takuhikan depuis plus de sept ans. Il est actuellement agent de projet pour la direction – Patrimoine culture et territoire. Il possède une vaste expérience dans le développement culturel. Père de trois garçons qui sont sa raison d’être, il fait tout en son pouvoir pour que ceux-ci soient également fiers de leur origine. Son engagement et son dévouement pour sa famille et sa Première nation sont très importants pour lui, ce qui le pousse à s’impliquer au niveau de plusieurs organismes de sa communauté. Dès son jeune âge, les valeurs traditionnelles lui ont été inculquées par ses grands-parents. Il a toujours été très près de ceux-ci et c’est en leur compagnie qu’il a fait l’apprentissage de nombreux savoirs traditionnels.

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Conférence #3

L’éthique de la recherche en contexte autochtone et féminin

Par Suzy Basile

Le contexte de la recherche avec les Peuples autochtones est en pleine transformation au Canada, notamment depuis que ceux-ci ont cessé d’être, grâce à leur activisme, des « sujets » de recherche pour devenir des partenaires de celle-ci. Des protocoles et des lignes directrices ont été rédigés dans le but de mieux encadrer et accompagner les projets de recherche se déroulant dans les communautés autochtones au Québec. Les chercheurs doivent désormais intégrer dans leurs travaux la dimension autochtone, mais aussi celle des femmes. Longtemps ignorées des processus de prise de décision les concernant, les femmes autochtones doivent donc faire l’objet d’une approche particulière si on veut éviter de perpétuer leur exclusion. Les chercheurs qui travaillent en contexte autochtone et féminin doivent donc relever des défis méthodologiques afin de réaliser une recherche. À titre d’exemple, un projet de recherche qui porte sur le rôle et la place qu’occupent les femmes autochtones dans la gouvernance du territoire et des ressources naturelles a été présenté.

Originaire de la communauté Atikamekw de Wemotaci. Suzy Basile a une formation académique en anthropologie et elle a fait sa maîtrise sur l’entrepreneurship touristique en milieu autochtone. Elle est chargée de projets de dossiers autochtones à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), au campus de Val-d’Or et elle est membre du comité directeur du Réseau de recherche et de connaissances relatives aux peuples autochtones (DIALOG). Elle est également étudiante au doctorat en sciences de l’environnementà l’UQAT et elle s’intéresse au rôle et à la place des femmes Atikamekw dans la gouvernance du territoire et des ressources naturelles.

Madame Basile s’est impliquée dans le processus de développement du Protocole de recherche de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador ainsi que dans sa révision actuellement en cours. Elle a aussi participé à l’organisation de deux séminaires sur l’éthique de la recherche avec lesPeuples autochtones tenus à l’UQAT en 2009 et 2011 et a codirigé la publication d’un numéro de la revue Éthique publique portant sur les Peuples autochtones et lesenjeux d’éthique publique paru en 2012.

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Conférence #4

Projet de recherche « Peshunakun »

Par Hélène Boivin et Denis Brassard

À l’automne 2009, un important projet de recherche, le projet Peshunakun, a été implanté à Mashteuiatsh dans le but de documenter l’occupation et l’utilisation de Nitassinan, le territoire ancestral des Pekuakamiulnuatsh (Montagnais du Lac-Saint-Jean). Ce projet de recherche est réalisé par une équipe composée de divers intervenants relevant de la direction Patrimoine, culture et territoire du conseil de bande de Mashteuiatsh (Pekuakamiulnuatsh Takuhikan). Peshunakun signifie « ça s’en vient » ou « quelque chose est pour bientôt » dans la langue ilnu de Mashteuiatsh, le nehlueun. Cette présentation a porté sur les principales composantes du projet et sur les résultats obtenus. Parmi les retombées du projet Peshunakun, celui-ci a permis de développer une base de données importante qui soutient la communauté dans divers domaines : négociation territoriale globale, politique d’occupation et d’utilisation du territoire, participation aux diverses consultations sur l’exploitation du Nitassinan (territoire) et des ressources, constitution du shashish nehlueun (langue du territoire), élaboration de matériel pédagogique pour l’enseignement de l’histoire dans les écoles sont les principaux exemples. Par son ampleur, le projet Peshunakun soulève aussi plusieurs questions et enjeux importants tels que : l’accès, la protection et propriété des données, le leadership des Premières Nations dans le domaine de la recherche et enfin le financement.

Mme Hélène Boivin est originaire de Mashteuiatsh et membre de la Première Nation des Pekuakamiulnuatsh (Montagnais du Lac-Saint-Jean). Elle a fait des études en sciences sociales à l’Université du Québec à Chicoutimi et a œuvré dans plusieurs domaines en milieu autochtone : politique, culturel, social et économique. Elle est toujours à l’emploi de sa communauté à titre de coordonnatrice aux relations gouvernementales et participe activement au projet Peshunakun. Très impliquée dans son milieu, elle a fondé et fait partie de plusieurs associations dont le Parc Sacré qui est un organisme voué à la valorisation de la guérison par les plantes médicinales. C’est là qu’elle a initié le projet d’inventaire des savoirs et connaissances traditionnelles des Pekuakamiulnuatsh sur les plantes médicinales qui est toujours en cours. Ses connaissances, son expérience, ainsi que ses qualités de communicatrice l’amènent régulièrement à prononcer des conférences sur divers sujets touchant les Premières Nations du Québec.

 

Denis Brassard est originaire du Lac-Saint-Jean. Il a fait des études en anthropologie à l'Université de Colombie-Britannique et à l'Université Laval. Ses expériences de travail en milieux autochtone s'étendent sur plus de trente ans. Il a travaillé comme chercheur et directeur de la recherche au Conseil Attikamekw-Montagnais (CAM), notamment sur le projet concernant l'occupation du territoire et l'utilisation des ressources par les Pekuakamiulnuatsh. Depuis qu'il agit à titre de consultant, il a principalement travaillé dans les domaines de l'ethnohistoire, des revendications particulières et globales, ainsi que des évaluations environnementales. 

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Conférence #5

Langue et savoirs en territoire ilnu. Étude du savoir toponymique des Pekuakamiulnuatsh (Ilnuatsh du Lac-Saint-Jean) comme expression d’une territorialité ancestrale et moderne

Par Şükran Tipi

Cette conférence-discussion a porté sur un projet de recherche collaborative qui s’insère dans une alliance de recherche universités-communautés, l’ARUC Tetauan « Habiter le Nitassinan mak Innu Assi », un groupe de recherche multidisciplinaire unissant des chercheurs de l’Université Laval et des représentants des communautés innues du Québec. Proposant d’étudier la territorialité des Pekuakamiulnuatsh et ses transformations à travers le temps à partir des noms de lieux en langue innue, c’est avant tout le discours des membres de cette Première Nation autour des sens et des savoirs qu’ils rattachent à ces toponymes qui sera le principal objet d’analyse. En partant du besoin local d’un inventaire toponymique, les noms de lieux, transmis par tradition orale de génération en génération depuis des millénaires, serviront de témoins de la symbiose entre l’homme et son milieu, désignant, dans le dialecte local aujourd’hui menacé de disparaître, des entités géographiques avec lesquelles les Ilnuatsh entraient en contact lors de leurs activités traditionnelles et leurs déplacements. La présentation  avait pour but d'ouvrir la discussion sur l’importance de considérer les différents modes d’expression territoriale locale à travers la richesse de la langue innue, notamment du dialecte de Mashteuiatsh, le nehlueun : comment le chercheur devrait entreprendre l’étude du discours autour du territoire et de l’espace géographique et quelles méthodes peuvent nous aider à faire ressortir cette territorialité?

Şükran Tipi est doctorante en anthropologie à l’Université Laval et travaille depuis 2008 pour la communauté de Mashteuiatsh, d’abord comme employée à Pekuakamiulnuatsh Takuhikan (Conseil de bande) et actuellement comme consultante en linguistique.

 

 

 

 

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Conférence #6

Invitées d'honneur

Marjolaine Étienne

Marjolaine Étienne est une femme autochtone de la nation de Pekuakamiulnuatsh (Ilnu du Lac-Saint-Jean) issue d’une grande famille de chasseurs-trappeurs. Mère de deux enfants et kukum. Formée en sciences humaines et en travail communautaire, elle entreprendra plus tard une formation en enseignement préscolaire et primaire. Son parcours la mènera par la suite vers une formation en administration. Sa carrière débutera en milieu scolaire et communautaire où elle occupera différents postes auprès des jeunes autochtones de Mashteuiatsh. Elle prendra un tournant important en 2003 en décidant de s’impliquer politiquement et de présenter sa candidature comme conseillère au Conseil de bande des Montagnais du Lac-Saint-Jean. Elle sera alors élue pour une première fois et pour un deuxième mandat en 2006 où elle sera nommée vice-chef aux Affaires extérieures de la communauté. Forte de son expérience, Marjolaine occupera les fonctions d'attachée politique au cabinet de la ministre déléguée aux Affaires autochtones.

Nommée par le Conseil des ministres du Québec, elle siègera au Conseil du statut de la femme du Québec (CSF) et a travaillé à la mise sur pied d’un Conseil des femmes élues au sein de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador. Marjolaine Étienne réalise au fil de ses années en politique qu’il est important que les femmes autochtones prennent leur place à leur façon et avec leurs préoccupations. Elle attache énormément d’importance à la préservation de la culture IInu et à sa mise en valeur. Elle mettra en place avec la collaboration des femmes de la communauté le Comité de femmes de Mashteuiatsh. Elle demeure, sans aucun doute, l’une des personnes les plus préoccupées par la situation fragile et précaire des femmes, des enfants et des familles autochtones du Québec et son engagement politique et social démontre bien sa volonté de voir des solutions en action pour le mieux-être des femmes autochtones.

Janine Tremblay

Conseillère élue depuis 2003, Janine Tremblay en est à son 3e mandat au sein de Pekuakamiulnuatsh Takuhikan. Elle est présentement déléguée au Comité politique relation communautaire.Dès ses débuts en 2003, elle a été déléguée à Patrimoine culture et territoire où elle menait le grand dossier de la Politique d’affirmation culturelle, adoptée en 2005. Elle veillait à sa mise en œuvre, pour les Pekuakamiulnuatsh, avec le porteur Patrimoine, culture et territoire (PCT) et toute l’organisation de Pekuakamiulnuatsh Takuhikan. Elle est aussi répondante auprès du conseil des femmes depuis 2006.

Elle a vécu en territoire pendant 10 ans, afin de rafraîchir ses connaissances auprès de ses parents et autres aînés et aînées;  un choix de vie dont elle se félicite encore aujourd’hui. Elle se fait une fierté de transmettre l’amour et le respect de sa culture, du territoire et de sa langue à son fils et à la jeunesse de Mashteuiatsh.

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Conférence #7

Les savoirs autochtones au cœur du changement, du développement et de la modernité

Par Carole Lévesque

On associe clairement l’émergence des questionnements entourant les savoirs des Autochtones à la montée des mouvements d’affirmation politique et identitaire des peuples autochtones à l’échelle de la planète depuis les années 1980. Avec le temps, les revendications pour la reconnaissance de leurs droits se sont aussi formulées par rapport au monde du savoir. Trop longtemps exclus des lieux de production du savoir, les peuples autochtones ont fait valoir peu à peu leurs propres traditions intellectuelles, leurs propres systèmes de connaissances et leurs propres régimes de nature qui traduisent à la fois la complexité des relations qu’ils entretiennent avec la nature et les divers mondes dans lesquels ils interagissent. Mais d’autres mouvements précurseurs des grands bouleversements technologiques et communicationnels que l’on connaît aujourd’hui se sont aussi déployés à la même époque; on y fait référence en parlant de la société des savoirs. La conférence a établi un parallèle entre ces deux univers et a permis de démontrer à la fois l’actualité, la pertinence sociale et le potentiel de changement que traduisent les avancées en matière de savoirs autochtones.

Détentrice d’un doctorat en anthropologie sociale et culturelle (Sorbonne, Paris), Carole Lévesque a consacré la totalité de sa carrière aux questions autochtones. Depuis 40 ans, elle travaille en étroite collaboration avec les communautés, organisations ou institutions autochtones du Québec et d’ailleurs. Avec les années Carole Lévesque a expérimenté et mis au point plusieurs formules de recherche participative et collaborative dans lesquelles les populations, à titre individuel ou communautaire, jouent un rôle actif. Professeure à l’Institut national de la recherche scientifique, elle a fondé en 2001 et dirige depuis lors DIALOG- Le réseau de recherche et de connaissances relatives aux peuples autochtones. Elle est également codirectrice, avec Edith Cloutier du Regroupement des centres d’amitié autochtones duQuébec, de la nouvelle alliance de recherche ODENA : Les Autochtones et la ville au Québec.  En septembre 2011, Carole Lévesque a reçu le Prix Marcel-Vincent de l’ACFAS pour sa contribution au développement du domaine des études relatives aux peuples autochtones. Au printemps 2012, avec son collègue DanielSalée de l’Université Concordia, elle s’est mérité le Prix Jean-Michel Lacroix qui souligne la publication d’un article exceptionnel publié dans la Revue internationale d’études canadiennes (RIÉC) : « Representing Aboriginal Self-Government and First Nations/State Relations : Political Agency and the Management of the Boreal Forest in Eeyou Istchee ».

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Conférence #8

Utilisation de la géomatique et du multimédia comme outils de gestion du territoire, de conservation et de diffusion des savoirs traditionnels autochtones

Par Danny Bisson

Les nouvelles technologies, utilisées de façon adaptée et appropriée, peuvent soutenir les efforts des autochtones dans leur recherche de transmission et de sauvegarde de leurs savoirs traditionnels. Les communautés Anishnabeg de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-est ontarien ont débuté l’intégration de la géomatique ainsi que du multimédia dès le début des années 2000. Cette intégration fut basée sur une formation continue incluant le transfert technologique et la création de projets répondant directement aux problématiques reliées à la gestion du territoire et à la préservation du savoir traditionnel.

La conférence a démontré, de façon simple et concise, l’utilisation de la géomatique et du multimédia à cette fin depuis ces douze dernières années, principalement dans les communautés de Timiskaming First Nation et de Kitcisakik. Les points abordés ont porté sur le type de technologie utilisée, sur les avantages reliés à l’intégration de ces technologies dans les communautés autochtones, sur des exemples de projets concrets réalisés avec les Anishnabeg et finalement sur le fonctionnement du département des ressources naturelles et du patrimoine de Timiskaming First Nation fondé en 2003. Une partie de la présentation a également démontré les avantages de l’utilisation des nouvelles technologies lors des consultations gouvernementales, principalement dans les domaines forestiers et miniers.

Finalement, une présentation a été effectuée sur les outils multimédias qui ont été créés depuis 2001 dans les communautés Anishnabeg.

Danny Bisson est président d’une firme de conseillers en gestion du territoire et en géomatique fondée en 1993. Œuvrant initialement dans le secteur des ressources naturelles, il a souvent, par le passé, agi à titre de conseiller pour le compte de plusieurs organismes tant au niveau régional, provincial, qu'international dans le domaine de la formation et de l'intégration de la géomatique, et ce, dans des secteurs aussi variés que la gestion des ressources naturelles (forêt, faune, mines, hydrologie), la gestion du territoire (MRC, municipalités) ainsi que la gestion intégrée des ressources (communautés autochtones).   Depuis 2001, il se spécialise dans l’intégration de la géomatique à la gestion du territoire pour les communautés autochtones du Québec et de l’Ontario.

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Conférence #9

L’inventaire des savoirs et connaissances des Pekuakamiulnuatsh sur les plantes médicinales : documentation, transmission et mise en valeur des PFNL en milieu autochtone

Par Paul Vézina et Géraldine Laurendeau

Lʼinventaire des savoirs et connaissances des Pekuakamiulnuatsh sur les plantes médicinales est un projet de recherche collaboratif qui vise à recueillir et à documenter les savoirs sur les plantes, ainsi qu’à développer des outils de transmission et dʼarchivage dans la communauté ilnu de Mashteuiatsh. Les principaux objectifs du projet sont de reconnaître et de protéger les savoirs et les plantes, dʼévaluer leur potentiel dʼutilisation et de mise en valeur dans une perspective de gestion durable et intégrée des ressources forestières non ligneuses, en vue de favoriser le développement des communautés autochtones dans le respect de leurs traditions.

Les informations sont colligées dans une base de données virtuelle disponible pour consultation à la communauté. Elles servent entre autres à développer des activités de transmission et contribuent à évaluer le potentiel de commercialisation de produits de santé naturelle culturellement adaptés aux Premières Nations. Jusqu’ici, ce projet a permis de rassembler et de mettre en valeur 83 espèces végétales de la forêt boréale, en soulignant leurs utilisations par les populations autochtones et de réaliser le portrait documenté des espèces importantes, tout en précisant leur localisation et leur abondance sur le Nitassinan de Mashteuiatsh.

M. Vézina est diplômé de lʼUniversité Laval et membre de lʼOrdre des ingénieurs forestiers du Québec depuis 1984. Il a oeuvré à plusieurs occasions comme chargé de projets dans des domaines liés à la recherche appliquée pour le Fonds de recherche et de développement forestier inc., le Centre de formation et de recherche en Environnement et des bureaux de consultants en gestion intégrée des ressources et en foresterie. Il a également eu l’occasion de vivre une expérience prolongée au Rwanda comme coopérant volontaire. M. Vézina est conseiller en aménagement du territoire à lʼemploi de Pekuakamiulnuatsh Takuhikan depuis 2010 où il met à profit son expertise en géomatique et gestion intégrée des ressources du milieu forestier.

 

Diplômée en photographie et en littérature en 1998, Géraldine Laurendeau a d'abord travaillé dans le milieu des arts et communications avant de faire un retour aux études. Entre 2005 et 2007, elle poursuit une formation multidisciplinaire en anthropologie et en ethnologie, touchant aussi à lʼhistoire, à la géographie, à la muséologie, aux arts et à lʼarchitecture. De 2007 à 2010, elle poursuit une maîtrise en Ethnologie des francophones en Amérique du Nord, s'intéressant à la transmission des savoirs dans le monde autochtone, plus précisément sur l’utilisation des plantes médicinales chez les Ilnuatsh de Mashteuiatsh, au Lac-Saint-Jean. Depuis juin 2010, elle poursuit son travail de recherche au sein de l’Association du Parc Sacré, par l'entremise de l'« Inventaire des savoirs et connaissances des Pekuakamiulnuatsh sur les plantes médicinales », en collaboration avec la Forêt modèle du Lac-Saint-Jean, Pekuakamiulnuatsh Takuhikan et le Musée amérindien de Mashteuiatsh. Elle réalise aussi des films documentaires, des expositions et des ateliers éducatifs portant, entre autres, sur les savoirs traditionnels autochtones, la culture matérielle, le territoire et l'histoire naturelle.

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Conférence #10

Médecine traditionnelle et diabète en milieu eeyouch

Par Alain Cuerrier et Pierre Haddad

L’équipe de recherche sur les médecines autochtones antidiabétiques des Instituts de recherche en santé du Canada a vu le jour en 2003 afin de travailler sur les impacts néfastes du diabète de type 2 (DT2) parmi les populations autochtones canadiennes. Dès le début, l'équipe a adopté une approche novatrice, participative, faite d’étroites collaborations à toutes les étapes du projet. Ils ont voulu cadrer le projet dans le respect de la culture crie, les besoins des communautés d’Eeyou Itschee sans toutefois porter atteinte à la qualité de la recherche. Les plantes médicinales tirées de la médecine traditionnelle crie pour traiter des symptômes du diabète ont été répertoriées pour six des 9 communautés. Suite à l’analyse ethnobotanique, une liste prioritaire de 17 plantes prometteuses a été créée. Ces 17 plantes ont été testées pour leurs activités antidiabétiques primaires (sécrétion et réception d’insuline) et secondaires (complications liées au diabète). De plus, la toxicologie des extraits des plantes sur des bio-essais in vitro a été vérifitée afin de montrer leur innocuité. Les plantes ayant montré une activité significative tout en n’étant pas nuisibles ont fait l’objet d’études ultérieures portant sur les mécanismes d’action sur le plan cellulaire et moléculaire. Des tests in vivo sur des animaux diabétiques ont été ajoutés à l’arsenal des tests in vitro. Puis, une étude clinique, intitulée Putting Traditional Medecine First, a vu le jour et dans laquelle les Aînés et Guérisseurs jouaient un rôle de premier plan. Cette étude a été conçue pour s’arrimer à la culture crie. Tout au long du projet, une plateforme éthique et légale (qui n’a pas de précédent à travers le monde) a été créée afin de protéger le savoir traditionnel cri.

Alain Cuerrier détient un doctorat en systématique végétale. Après un passage à lUniversité du Québec à Montréal comme chargé de cours, il participe à la mise en place du Jardin des Premières-Nations au Jardin botanique de Montréal. À partir de 2001, il oriente ses recherches en ethnobotanique et en ethnoécologie. Ses travaux le mènent en territoirenordique où il collabore avec les Cris et les Inuits sur leurs savoirs traditionnels et les changements climatiques.

 

 

Dr Haddad est professeur titulaire au Département de pharmacologie de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal. Il a fait ses études de doctorat au même département puis a effectué deux stages postdoctoraux (Université de Vienne en Autriche et Université Yale aux États-Unis). Il compte plus de 100 publications dans des journaux scientifiques dotés de comités de pairs. Il dirige depuis 2003 l’Équipe de recherche des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sur les médecines autochtones antidiabétiques. Cette équipe a innové à plusieurs égards, notamment par la mise en place d’une entente de recherche très respectueuse qui protège le savoir traditionnel autochtone des Cris de la Baie-James. Il a agi à titre de conseiller scientifique au sein de laFondation Lucie et André Chagnon de 2003 à 2007 et fut Vice-Président Recherche et Développement de la firme biotechnologique PharmAfrican en 2007-2008. Depuis novembre 2011, il est Directeur Scientifique à la Corporation Genacol Canada inc. Le Dr Haddad siègedepuis 2009 sur le comité aviseur scientifique de l’Institut de la santé autochtone des IRSC. Il a été Vice-Président fondateur de la Société canadienne de recherche sur les produits de santé naturels de 2003 à 2007. Depuis 2004, le Dr Haddad est membre du comité Recherche de la Guilde des herboristes du Québec où il a aussi été nommé au Conseil des Sages. Il a également participé à titre d’expert-conseil à de nombreuses activités du Bureau de la biodiversité d’Environnement Canada ainsi que celles de la Direction des produits de santé naturels de Santé Canada. Il est membre actif de l’Institut des nutraceutiques aliments fonctionnels (INAF) de l’Université Laval depuis 2001. LeDr Haddad est reconnu à l’échelle nationale et internationale pour ses travaux sur les plantes médicinales et aliments fonctionnels possédant des propriétés bénéfiques dans le contexte des maladies métaboliques telles que l’obésité et le diabète, notamment le bleuet nain sauvage (Vaccinium angustifolium), l’épice méditerranéenne nigelle (Nigella sativa) et les plantes de la forêt boréale dunord du Québec.

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Conférence #11

Expériences en territoire et transmission

Par Lorraine Robertson Moar et Christine Tremblay

L’école secondaire Kassinu Mamu vise la réussite des jeunes Pekuakamiulnuatsh dans la poursuite de leurs études ou de leur intégration sur le marché du travail. Elle assure également la transmission d’une culture millénaire afin que les jeunes ilnuatsh deviennent de fiers porteurs de leur culture. Pour ce faire, plusieurs enseignements de savoirs locaux sont offerts comme, entre autres, le programme des sorties en territoire. Ce programme permet aux élèves de l’école de faire 3 séjours en forêt (automne, hiver et printemps) pour comprendre et expérimenter le mode de vie en territoire des Pekuakamiulnuatsh.

Mme Moar est détentrice d'un baccalauréat en enseignement et d'un programme court de 2e cycle en administration scolaire et directrice de l'école secondaire Kassinu Mamu depuis 2007. Elle est aussi impliquée dans le domaine de l'éducation depuis 30 ans comme enseignante, conseillère pédagogique, directrice de l'Éducation et consultante. Elle a également siégé comme membre du conseil d'administration de l'UQAC et sur la commission consultative sur laréalité sociale de Mashteuiatsh. Finalement, elle a agi à titre de représentante au sein du conseil en éducation des Premières Nations et de l'institut éducatif et culturel Montagnais.

 

Mme Tremblay est détentrice d’un baccalauréat en enseignement des études françaises. Conseillère pédagogique à l’école Kassinu Mamu depuis 2009 elle est aussi impliquée dans le domaine de l’éducation depuis 16 ans comme enseignante à l’école Kassinu Mamu.

 

 

 

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Conférence #12

S’éduquer sur le territoire

Par Françoise Lathoud

En s’inspirant des méthodes de recherche et de communication autochtones telles que les histoires de vie, l’utilisation du « je », l’étude de son propre milieu de vie, l’intégration de la recherche et du quotidien, Mme Lathoud a présenté son expérience familiale d’éducation biculturelle en forêt sur le territoire ancestral atikamekw, entre Manawan et Wemotaci. Elle y a séjourné trois ans avec son conjoint, un aîné atikamekw, et ses deux puis trois filles. Le mode d’apprentissage traditionnel atikamekw et l’« éducation à domicile » constituent ainsi les deux pôles de son expérience éducative.

L’enjeu socioculturel principal à l’origine de ce choix de vie est la conservation de la diversité culturelle dans la mesure où il permet l’expression vivante de la culture éducative atikamekw relative au territoire. Sur le plan épistémologique, cette expérience a permis de pratiquer la construction de savoirs contextualisés, globalisants et personnalisés faisant souvent défaut dans les systèmes éducatifs formels comme l’école. Elle a finalement partagé ses réflexions sur la rencontre des représentations occidentales et atikamekw de l’éducation et de l’environnement. Les limites de cette expérience ont aussi été discutées.

Françoise Lathoud est d’origine française. Après des formations en sciences physiques et en éducation relative à l’environnement, elle a entrepris des études doctorales en environnement à l’UQAM. C’est à l’école de la forêt qu’elle poursuit aujourd’hui son apprentissage! Elle achève une tournée familiale de conférences en France portant sur cette expérience d’éducation biculturelle.

 

 

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Conférence #13

Projet de transmission en recherche-création

Par Olivier Bergeron-Martel et Joannie Gill

L’Association du Parc Sacré Kanatukuliuetsh Uapikun de Mashteuiatsh est un organisme sans but lucratif qui a pour mission la transmission et la pratique vivante de la médecine traditionnelle des Pekuakamiulnuatsh. Au fil des ans, le Parc Sacré a documenté plusieurs sorties en forêt avec des aînés de la communauté afin d'archiver les savoirs sur les plantes médicinales. Au-delà de cette documentation, l'organisme devait réfléchir à la manière de transmettre et favoriser la pratique de ce patrimoine culturel, dans le respect des valeurs et principes de ceux qui ont transmis ces connaissances.

Au cours des années 2009 et 2010, un comité découlant du Parc Sacré, dirigé par Olivier Bergeron-Martel, travailla à définir ce patrimoine ainsi que des modalités et potentiels de transmission et de pratique de celui-ci. De nombreuses personnes de la communauté furent rencontrées, divers ateliers et discussions de groupe eurent lieu, qui avaient pour objectif de faire se rencontrer les préoccupations, aspirations et idées de tout un chacun. Un concept de transmission et de pratique vivante en découla, intégrant la contribution de tous les participants. Suite à ces démarches, le Musée amérindien de Mashteuiatsh et le projet associé à la Forêt modèle du Lac-Saint-Jean ont tous deux grandement aidé le Parc Sacré en lui permettant de poursuivre la documentation des savoirs traditionnels de façon plus exhaustive et structurée. Aujourd'hui, l'organisme s'est doté d'un volet d'animation culturelle et offre des ateliers dans les écoles et divers évènements festifs et/ou culturels.

Olivier Bergeron-Martel est titulaire d'une maîtrise en arts de l'Université du Québec à Chicoutimi sous le profil « Enseignement et transmission ». Appuyé par la direction de Mme Élisabeth Kaine, il consacra ses études à la recherche de méthodologies collaboratives afin de faciliter des démarches culturelles dans divers milieux communautaires. Il a travaillé à rechercher différentes méthodes pour que des individus réfléchissent avec créativité et s'expriment sur leurs propres préoccupations et aspirations, et à faire se rencontrer ces éléments dans l'élaboration d'un projet collectif. Depuis 2010, Olivier Bergeron-Martel travaille au sein de La Boîte Rouge vif, organisme affilié à l'UQAC, dans un projet en partenariat avec le Musée de la Civilisation de Québec, sur le renouvellement de leur exposition permanente sur les Premières Nations et les Inuits. Il fut entre autres responsable de diriger les entrevues et autres activités de concertation tenues avec des membres des Premières Nations, puis à analyser et synthétiser le contenu en découlant en vue d'une intégration dans l'exposition.

 

Joannie Gill a 24 ans et a grandi à Mashteuiatsh. Depuis l’âge de seize ans, elle est impliquée dans l’association du Parc sacré, que ce soit en tant que coordonnatrice ou en tant qu’administratrice. Elle a participé à un stage de coopération internationale en Équateur sur le thème de la médecine traditionnelle avec un groupe de jeunes Piekuakamiulnuatsh et des autochtones du pays. Aujourd’hui, après trois années d’études au Collège d’Alma, elle a reçu sa licence d’infirmière en novembre 2012. Elle travaille actuellement à l’hôpital de Roberval en Santé maternelle et infantile et fait également son Baccalauréat à temps plein en Sciences infirmières à l’Université du Québec à Chicoutimi. 

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Conférence #14

Les Abénakis de la rivière Saint-François et la question du Fort d’Odanak

Par Geneviève Treyvaud et Mathieu O'bomsawin

Depuis 1979, le Grand Conseil de la Nation Wabanaki, mandaté par les deux conseils de bande d’Odanak et de Wôlinak et le Musée des Abénakis, a comme mission d’assurer un avenir à la nation Abénakise en proposant différentes études reliées à la documentation de son passé et la valorisation de sa culture. Il semble ainsi tout naturel d’intégrer l’archéologie à ce processus. En collaboration avec le conseil de bande d’Odanak et le Musée des Abénakis ainsi que Patrimoine canadien, ils ont mis sur pied un projet de recherche archéologique visant à participer à cette mission. Plusieurs objectifs ont été mis de l’avant tels que la découverte du fort des Abénakis et, par extension, une meilleure connaissance de leur mode vie aux périodes de « Transition » et « Coloniale », et l’analyse documentaire de la collection archéologique actuellement entreposée dans la réserve du Musée. Cette présentation a porté sur les premiers résultats des interventions archéologiques de 2010 à 2012.

Après des études en anthropologie et en archéologie, Geneviève Treyvaud travaille comme archéologue sur différents projets patrimoniaux relatifs aux périodes de contact ou de transition et historique amérindienne. Elle s'intéresse aux impacts et auxchangements technologiques provoqués par l'arrivée des Européens sur le «savoir-faire» des artisans autochtones et leur mode de subsistance.

 

 

 

Mathieu Obomsawin est membre de la communauté abénakise d'Odanak. Il étudie en administration à l'Université du Québec à Trois-Rivières. Depuis très jeune, il s’'intéresse à sa culture et à la préservation de celle-ci. Il travaille au Musée des Abénakis etdepuis l'été 2010, il participe au projet de recherche archéologique "Fort Odanak".

 

 

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Conférence #15

Préservation du patrimoine naturel et culturel Haïdas

Par Cindy Morin

Dans la gestion des patrimoines, quelle que soit leur nature, la collaboration entre tradition et science est essentielle. Ce lien semble devenir encore plus étroit lorsqu’il s’agit de patrimoine autochtone. C’est ainsi que la nation Haïda de la Colombie-Britannique a appris à travailler de concert avec les scientifiques de Parcs Canada pour la préservation d’un ancien village (patrimoine culturel) et d’un grand parc naturel, Gwaii Haanas.

En août 2013, la communauté des îles de la Reine-Charlotte commémorera le 20e anniversaire de l’Entente Gwaii Haanas, « pierre angulaire d’une entente de cogestion novatrice entre la Nation haïda et le gouvernement du Canada », et le 25e anniversaire de l’Accord Moresby-Sud, visant à protéger les ressources naturelles. Depuis cette époque, les Haïdas ont été mis à contribution à plusieurs égards dans la protection du patrimoine culturel et naturel par l’instauration notamment du programme des gardiens. La communauté scientifique, parmi laquelle figurent également certains Haidas, a permis de restaurer l’habitat du saumon sur l’île de Lyell ou encore de retracer plus exactement les dates des premières occupations humaines. La protection de la culture haïda et du territoire est assurée par le conseil de gestion qui est composé d‘un nombre égal de représentants de la nation haïda et du gouvernement du Canada dans un exemple de cogestion unique. Cette conférence vise à souligner cette fructueuse collaboration autochtones-scientifiques et à présenter certains moyens mis de l’avant pour la protection du territoire.

Cindy Morin est titulaire d’un baccalauréat en histoire de l’art et d’une maîtrise en études des arts de l’Université du Québec à Montréal (reçue avec mention d’honneur). Ses recherches universitaires aux 2e et 3e cycles étaient axées sur la gestion du patrimoine autochtone in situ, les relations entre les divers acteurs du milieu patrimonial et l’implication de la population dans les projets de mise en valeur de la culture.

Cindy Morin travaille en tant que consultante en patrimoine depuis 2007 et comme chargée de cours au Département d’études urbaines et touristiques de l’UQÀM depuis 2012.Elle a participé à plusieurs inventaires partout au Québec, produit des évaluations patrimoniales sur nombre de bâtimentset mené diverses recherches. Parmi d’autres projets, Cindy Morin a publié des articles scientifiques et textes grand public (RPCQ, Grand répertoire de la ville de Montréal, dépliants, textes d’exposition), en plus d’avoir présenté des communications lors de colloques et événements culturels. Elle s’est également investie pendant trois ans en tantque rédactrice adjointe à la revue de l’AQIP etelle s’est impliquée bénévolement auprès de la Corporation de la Fête au Petit Village, un organisme patrimonial local.

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Conférence # 16

L'inventaire participatif communautaire, la formation et la création en muséographie comme leviers d’empowerment des individus et des communautés autochtones

Par Élisabeth Kaine

Comment aller chercher le savoir enfoui sous la dévalorisation qu'ont subie les peuples indigènes du monde? Et comment participer à aider les peuples concernés à se réapproprier et à transmettre ces savoirs? Des questions difficiles à auxquelles le groupe de recherche Design et culture matérielle tente d'apporter des éléments de réponse depuis 1991. C'est par la recherche-action participative et la recherche-création collaborative qu'ils réfléchissent, avec de nombreux partenaires des Premières Nations : Inuit (1995-96-97-2007), Ilnu (depuis 2001), Innu (depuis 2005), Wendat (2006), Abénakis (depuis 2007), Atikamewk (depuis 2010), Guarani au Brésil (depuis 2004) et Kali’na en Guyanne Française (depuis 2013).  

Si ce travail en partenariat avec plusieurs communautés des Premières Nations porte fruit au niveau de la création d’approches et d’outils méthodologiques contribuant à l’atteinte des objectifs d’empowerment des individus et des communautés, qu’en est-il de la capacité de nos institutions à instaurer le changement de perspective nécessaire pour aider ces peuples à atteindre l’autonomie? Dans quelle mesure ces institutions sont-elles préparées à ne plus travailler «sur» les peuples autochtones, mais «avec» eux ?

Élisabeth Kaine est originaire de Wendake (Village Huron) et enseigne en design au sein d’un programme en art interdisciplinaire à l'Université du Québec à Chicoutimi depuis 1989. Ses champs d'intervention dans la pratique du design sont nombreux : mobilier, design d'exposition, édition. Parallèlement à l'enseignement et à la pratique, elle a été boursière du Conseil des arts et lettres du Québec et du Conseil des arts du Canada pour la réalisation de plusieurs projets de création en design. Ses recherches universitaires portent sur l'élaboration d'un modèle applicable à l'enseignement du design, basé sur la complémentarité plutôt que sur l'opposition des approches artistiques et mécanistes. Les philosophies et pratiques de design des peuples autochtones, amérindiens et inuit, constituent le corpus du projet de recherche Design et culture matérielle qu'elle dirige depuis 1991.

De 2003 à 2008, elle fut directrice d’un projet d’alliance de recherche universités-communautés (ARUC-CRSH) intitulé Design et culture matérielle; développement communautaire et cultures autochtoneset dirige depuis 2010 une deuxième ARUC intitulée La création et la concertation comme leviers de développement des individus et des communautés autochtones. Depuis 1997, elle est également fondatrice et directrice générale de La Boîte Rouge vif, un organisme autochtone sans but lucratif affilié à l’Université du Québec à Chicoutimi ayant pour mandat d’appliquer les résultats de la recherche dans la pratique du design, d’offrir un complément de formation pratique aux étudiants et d’éditer des produits dedesign dans une optique de valorisation de la culture autochtone.

Depuis mai 2010 et jusqu’à l’automne 2013, elle dirige une grande concertation auprès des onze Premières Nations du Québec pour déterminer avec leurs membres de quelle manière ils veulent se représenter dans la prochaineexposition permanente du Musée de la civilisation.

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Conférence #17

Diner-conférence : Savoirs traditionnels et propriété intellectuelle dans les programmes et projets des Forêts modèles africaines

Par Serge Harvey et Colette Robertson

 

 

 

 

 

 

 

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Conférence #18

Forêt boréale du Québec : Bonne source de produits à haute valeur ajoutée?

Par André Pichette

Les produits d’origine naturelle occupent une place importante dans la découverte de nouveaux composés utiles pour la santé humaine. On estime que plus de 50 % des agents thérapeutiques utilisés actuellement proviennent de sources naturelles. La forêt boréale est considérée comme l'un des plus vastes écosystèmes forestiers de la planète. Bien que la biomasse forestière boréale soit une source très prometteuse pour la découverte de nouveaux médicaments, très peu d’études ont porté sur leur potentiel pharmacologique. Depuis une dizaine d’années, une équipe de recherche du laboratoire LASEVE à l’Université du Québec à Chicoutimi travaille activement sur l’étude de la composition chimique des plantes de la forêt boréale et sur leur activité biologique. Dans le cadre de cette conférence, les approches utilisées afin de cibler les plantes à étudier et les avancements de certains projets ont été présentées.   

André Pichette a obtenu en 1999 son doctorat en chimie du bois de l'Université Laval et il a préalablement effectué une maîtrise en chimie organique à l’Université de Sherbrooke. Il a ensuite complété un stage postdoctoral au sein du programme des produits thérapeutiques de Santé Canada à Ottawa avant d'accepter un poste de professeur chercheur à l'Université du Québec à Chicoutimi en 2000. Il y est aujourd'hui professeur titulaire, directeur de la chaire de recherche sur les agents anticancéreux d'origine naturelle et directeur du laboratoire d’analyse et de séparation des essences végétales. Au cours de ces dix dernières années, le professeur Pichette a été l'auteur de plus de 80 articles dans des journaux d’envergure révisés par des pairs et est l’inventeur de plus de 7 brevets d’invention. De plus, ce dernier a obtenu de nombreuses subventions prestigieuses qui ont permis de mettre une place une infrastructure matérielle de plus de 3,5 millions de dollars et de constituer une équipe de recherche de plus de 20 chercheurs.

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Conférence #19

Enjeux pour les entreprises autochtones en foresterie

Par Marlène Paul

La participation des communautés autochtones à la foresterie est un enjeu important au Québec. Pour les communautés autochtones, le développement forestier représente des retombées économiques importantes qui peuvent permettre de réduire l’écart entre les conditions socioéconomiques de leur population et celles de la population non autochtone. Conséquemment, la participation des autochtones à la foresterie a sensiblement augmenté au cours des dernières décennies.

Un déséquilibre se crée sur le marché de l’emploi. Un manque de main-d’œuvre dans le domaine de la foresterie pourrait créer un problème dans la reprise des opérations. Un nouveau modèle de formation pourrait permettre aux entreprises forestières d’avoir des travailleurs qualifiés. Les autochtones sont-ils avantagés dans ce type d’emploi?

Marlène Paul a œuvré longtemps dans le domaine de l’éducation. Bachelière en Génie mécanique, elle a complété aussi un DESS en administration. Elle occupe un poste au sein de la Filière forestière des Premières Nations du Québec à Mashteuiatsh, depuis peu.

 

 

 

 

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Conférence #20

Projets de mise en valeur de la forêt boréale du CEDFOB

Par Robert Beaulieu

De nouveaux créneaux apparaissent dans le secteur forestier résultant de diverses recherches et expérimentations sur la foresterie sociale et l’utilisation des ressources de la forêt boréale. Le Centre d’expérimentation et de développement en forêt boréale (CEDFOB) est particulièrement actif dans ces nouveaux créneaux notamment par la réalisation de divers projets de recherche, d’aide technique et transfert technologique. Les produits forestiers non ligneux (PFNL), l’agroforesterie et l’utilisation optimale de la biomasse forestière constituent ses principaux domaines d’intervention. Quelques-uns de ses projets de recherche ont été présentés, notamment:  l’optimisation de la culture de shiitake sur billots de bois de la forêt boréale, incorporation d’huiles essentielles de la flore boréale dans les produits de soins corporels à base d’argile, l’osmie une abeille indigène de la forêt boréale au service de l’agriculture nordique, essais expérimentaux pour la remise en production de gravières et sablières, maximisation de l’utilisation de la biomasse forestière, conditionnement de la biomasse forestière et repérage des PFNL. 

Monsieur Robert Beaulieu est directeur général du Centre d’expérimentation et de développement en forêt boréale (CEDFOB) depuis 2008. Il a travaillé pendant plusieurs années auprès d'une administration régionale autochtone à titre de coordonnateur du service de la foresterie et de la géomatique. Il a été appelé à agir comme analyste en foresterie, en écologie et en environnement dans le cadre de projets de foresterie et d'hydroélectricité. Il fut particulièrement actif à faire la promotion d'approches innovatrices et intégrées relativement aux procédés de récolte, la transformation et l'utilisation des produits forestiers ligneux et non ligneux. Il a été responsable de l'implantation et du développement d'un Système d'Information Géographique (SIG) au niveau du service de la foresterie et de diverses communautés. Il a participé à la négociation et la mise en œuvre de la Paix des Braves, en matière de foresterie et il a des compétences dans le domaine de la foresterie urbaine et enforesterie internationale. Au cours de sa carrière, M. Beaulieu a été enseignant, a fait du transfert de technologie dans différents contextes et a participé à plusieurs travaux de recherche notamment en foresterie autochtone. Il a travaillé en collaboration avec des chercheurs et des experts en sciencessociales et en sciences de l'environnement. Il est membre de l'Ordre des ingénieurs forestiers du Québec.

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Conférence #21

Le projet du Lac à Paul et l’utilisation du territoire

Par Élise Girard-Gagnon

Arianne Phosphate, une compagnie minière régionale, développe actuellement un projet de mine de phosphore au nord du Saguenay-Lac-Saint-Jean, dans le secteur du Lac à Paul. Dans le cadre de l’étude d’impact environnemental de ce projet, Arianne Phosphate a utilisé les services professionnels du Groupe Conseil  Nutshimit pour faire le relevé de l’utilisation du territoire par les familles autochtones environnant le Lac à Paul. L’approche retenue n’a pas pour effet de soutirer le savoir traditionnel des utilisateurs au profit du projet, mais bien de consulter et de travailler en collaboration avec les Premières Nations. Le but est d’intégrer leurs préoccupations et de protéger les milieux fragiles qui ont une grande importance pour eux.

Élise Girard-Gagnon a obtenu un baccalauréat en droit de l’Université Laval en 2006. Elle est membre du Barreau du Québec depuis 2007. Après avoir pratiqué le droit administratif et corporatif, elle a fait un retour aux études en 2010 à l’UQAC, d’abord en biologie pendant un an, puis elle a complété un DESS en Éco-conseil en 2012. Elle est coordonnatrice développement durable chez Ressources d’Arianne depuis mai 2012.

 

 

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Conférence #22

Recherche-action en images

Par Denis Bellemare

En quoi filmer peut être un outil prégnant de recherche, autant pour le chercheur que pour les participants autochtones, dans un programme de recherche-action et de recherche-création? Cette réflexion s'effectue sur la base du concept filmer-chercher en anthropologie exprimé par l'anthropologue-cinéaste Christian Lallier. Filmer ouvre la voie à l'analyse ethnographique et à l'auto-ethnographie.

Denis Bellemare (docteur en études cinématographiques enseignant à l’UQAC), spécialiste de la question identitaire en termes de perception et de projection d’un monde, voire même d’une nation, étudie l’analogie entre cinéma et ethnologie : l’un et l’autre étant porteurs d’une interrogation sur la réalité. Directeur du programme de recherche Réalités autochtones au Brésil, il est responsable des ateliers en cinéma et des productions médiatiques comme fabrique d’images et construction d’identités.

 

 

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Remerciements

 

Forêt modèle tient à remercier sincèrement les partenaires suivants pour leur collaboration, de près ou de loin, à l'organisation du colloque.

 

 

 

 

 

 

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Comité organisateur

 

Serge Harvey, Directeur, Forêt modèle du Lac-Saint-Jean


Andrée-Anne Guay, Agente de communication, Forêt modèle du Lac-Saint-Jean


Frédéric Boivin, Adjoint administratif, Forêt modèle du Lac-Saint-Jean

 

Dave Casavant, Délégué projets spéciaux et communications, Pihtu-takuhimatsheun, Secrétariat exécutif, Pekuakamiulnuatsh Takuhikan


Steve Morel, Responsable de l'aménagement et des services en territoire, Patrimoine, Culture et Territoire, Pekuakamiulnuatsh Takuhikan


Suzanne Dupuis, Chef d'équipe - Aménagement du territoire, Patrimoine, culture et territoire, Pekuakamiulnuatsh Takuhikan

 

Hélène Boivin, Ka nanakatuelitak atusseunilu – Coordonnatrice, Pihtu-takuhimatsheuen, Secrétariat exécutif, Pekuakamiulnuatsh Takuhikan


Constance Robertson, analyste-recherchiste, Recherche & développement EMO, Pekuakamiulnuatsh Takuhikan


Géraldine Laurendeau, Chargée de projet, Inventaire des savoirs et connaissances des Pekuakamiulnuatsh sur les plantes médicinales, Association du Parc Sacré


Paul Vézina, Conseiller en aménagement du territoire, Pekuakamiulnuatsh Takuhikan, chargé de suivi, Inventaire des savoirs et connaissances des Pekuakamiulnuatsh sur les plantes médicinales


Caroline Lambert, Administratrice, Association du Parc Sacré

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